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L’Église catholique considère que la révélation biblique est définitive : « L’économie chrétienne, étant l’Alliance Nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ ».(cf. 1 Tm 6, 14 ; Tt 2, 13) » Dominus Iesus, I, 5)
Au fil des siècles il y a eu des révélations dites "privées" et des miracles, dont certains ont été reconnus par l’autorité de l’Église mais celle-ci a toujours défini ces révélations et miracles comme étant d’ordre purement privé, et n’appartenant pas au dépôt de la foi. Leur rôle n’est pas d’"améliorer" ou de "compléter" la Révélation définitive du Christ, mais d’aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire. Guidé par le Magistère de l’Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations et ces miracles constitue un appel authentique du Christ ou de ses saints à l’Église. Ainsi, les nombreux miracles associés à des figures comme Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne, et Lucia dos Santos (Fatima) sont associés à la Tradition de l’Église mais non pas à la révélation de Jésus-Christ.
Une apparition est la manifestation visible d’un être invisible, surnaturel…
Depuis l’an 1000, on a dénombré au moins 21 000 apparitions mariales (de la Vierge), mais l’Eglise n’en a authentifié officiellement qu’une quinzaine, comme l’ont établi les experts de la 42e semaine mariale à Saragosse, en 1986. Il se produit, dans l’apparition, ce que les théologiens appellent "le sentiment de la présence". Marie, mère de Jésus, se manifeste à une ou plusieurs personnes et dialogue avec elle(s), délivrant un message pour l’ensemble de la communauté (au contraire des révélations privées, qui ne concernent que le visionnaire). Ce message vise toujours à réactualiser la bonne nouvelle de l’Evangile, et - tout en rappelant que Dieu est le principe et le lieu final de toute paix - ce message est le plus souvent un appel à la conversion, à la pénitence et à la prière.
Face à ces phénomènes surnaturels, l’Eglise est très prudente.
Les critères qu’elle retient lors de ses examens sont de trois ordres :
critère historique, examen approfondi des différentes sources relatives à l’événement, informations, témoignages, etc.
critère psychologique, analyse de la personnalité du voyant (sur les plans intellectuel, psychique, spirituel…), et du contexte social, religieux… dans lequel il vit,
critère théologique, examen des conditions dans lesquelles se produit l’apparition, aspect physique et s’il y a lieu contenu des messages, etc. : orthodoxie (conformité à la foi et aux mœurs) et transparence (références à Dieu, au Christ, à l’Evangile, au service de Dieu et des hommes…) sont de rigueur. Les signes (guérisons, conversions, miracles…) sont également étudiés avec soin.
"En cette matière l’Eglise use d’une telle prudence qu’elle ne permet point que l’on relate ces traditions dans des écrits publics, sinon avec de grandes précautions et après insertion de la déclaration imposée par Urbain VIII. Encore ne se porte-t-elle pas garante, même dans ce cas, de la vérité du fait. Simplement elle n’empêche pas de croire des choses auxquelles les motifs de foi humaine ne font pas défaut." (Pie X, Encyclique "Pascendi", 8 septembre 1907)
Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ et de l’Église, Dominus Iesus, 6 août 2000, Téqui éditeur, 2000 et www.vatican.va
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