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L’astrologie imprimer


L‘astrologie est un ensemble de systèmes de croyances qui repose sur l’interprétation des phénomènes célestes et organisé en vue d’obtenir interprétations et prédictions des événements humains, collectifs ou individuels.


Certaines de ses influences ont été contestées depuis les temps les plus anciens. On en trouve trace par exemple dans l’Ancien Testament : « On ne trouvera chez toi personne qui fait le métier de devin et de mage » (Dt 18, 10-12) de même que plus tard dans la société romaine laïque.

Dans son traité sur l’astrologie, le Tetrabiblos, Ptolémée, astronome et astrologue grec (90-168) souligne l’importance de la situation de naissance du sujet (hérédité génétique et sociale) dans les interprétations : « Le ciel ne donne pas à l’homme ses habitudes, son histoire, son bonheur, ses enfants, sa richesse, sa femme… mais il façonne sa condition ».

Au Ve siècle, le 1er concile de Tolède déclare « Si quelqu’un croit devoir ajouter foi à l’astrologie ou à la divination, qu’il soit anathème. » (Denzinger, 1996, n° 205)

Reprenant un argument d’Origène (185-253), Thomas d’Aquin écrit, au XIIe siècle : « C’est pourquoi il n’est pas condamnable d’avoir recours, en suivant d’autres observations moins visibles sur les étoiles, aux arrêts des astres en matière de phénomènes physiques. Toutefois, il faut absolument maintenir que la volonté de l’homme n’est pas soumise à une fatalité astrale ; sans cela, ce serait la fin du libre arbitre ; et si on le supprimait, ni les bonnes actions ne seraient alors comptées comme un mérite pour l’homme, ni les mauvaises comme une faute. Et c’est pourquoi tout chrétien doit soutenir fermement que tout ce qui dépend de la volonté humaine, c’est le cas de toutes les actions humaines, ne dépend pas d’une fatalité astrale : c’est pourquoi il est dit : “Ne craignez rien des signes du ciel que redoutent les nations” (Jr 10, 2) » (Thomas d’Aquin, Somme théologique, Lettre sur la légitimité du recours à l’astrologie, traduction par Pierre Monat, Édition numérique, http://docteurangelique.free.fr 2008)

« Loin de nous laisser impressionner par le déterminisme et par la fatalité que propagent les astrologues (même sans le vouloir), libérons-nous, et diminuons les astres. Qu’ils nous éclairent et nous aident, mais sans toucher notre pleine responsabilité et liberté. » (Thomas d’Aquin, Lettre à Réginald de Piperno)

Pour l’Eglise, ce n’est pas l’idée que les astres puissent avoir une influence sur le comportement humain qui est en soi condamnable. Ce qui est « une abomination devant l’Eternel » (Dt 18, 12) c’est d’accorder une importance absolue à cette éventuelle influence au point de suggérer que le destin « est écrit », ce qui conduirait à la négation du libre arbitre des hommes.

Liées historiquement par leur origine pendant des siècles, l’astronomie et l’astrologie deviennent à la fin du XVIIIe siècle - époque des Lumières et du rationalisme triomphant - deux disciplines bien distinctes.

Au XXe siècle, l’astrologie réapparaît dans des almanachs, magazines, puis émissions radiophoniques. Elle trouve aussi une place considérable dans des mouvements comme le New Age.


Thomas d’Aquin, Somme théologique, Lettre sur la légitimité du recours à l’astrologie, traduction par Pierre Monat, Édition numérique, http://docteurangelique.free.fr 2008