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Enfant et mort imprimer


Comment parler de la mort à un enfant ?

Dès l’âge de deux ans, le petit enfant commence à avoir le sens de la durée, donc de la mort. En grandissant, les enfants rencontrent la mort à chaque instant : à travers les contes de fées, les médias, la mort d’un animal, par la mort d’un grand-parent…


Mais quand les enfants sont directement confrontés à la mort, il est important de leur en parler, et ce, quel que soit leur âge. En effet, si l’entourage se tait, l’enfant risque d’endosser la responsabilité de la mort d’autrui - ce n’est que vers six ou sept ans que l’enfant comprendre qu’il n’y a pas de lien de causalité entre le mort et lui.

Un enfant à qui l’on parle « en vérité » de la mort découvre la vie.

La parole de vérité, même maladroite, permet à l’enfant d’accepter son impuissance devant la mort inéluctable et libère son désir de vivre et sa force de résistance aux événements difficiles. « On meurt quand on a fini de vivre » disait Françoise Dolto aux enfants. Il faut donc oser parler, répondre aux questions, même les plus dures. Surtout ne pas mentir, vouloir escamoter la vérité ou raconter des « histoires » à un enfant.

La participation de l’enfant au deuil

Faut-il montrer le corps du parent décédé à l’enfant ? Pas si l’image du mort est traumatisante ; et si elle ne l’est pas, la seule règle est : être à l’écoute de l’enfant, suivre son désir et ne jamais le forcer.

La mort fait partie de notre vie sur terre.

Le message de l’espérance chrétienne qui soutient les adultes dans la peine doit bien sûr être transmis aux enfants. Il est donc souhaitable que les enfants rejoignent le deuil à l’église, qu’ils puissent voir pleurer les leurs et pleurer avec eux, qu’ils puissent entendre et prier avec eux les paroles d’espérance et de vie.

La mort : passage vers la Vie en Dieu

Il est essentiel de rappeler – ou de faire comprendre - à l’enfant que la mort n’est pas une fin mais un passage. Le ciel, le paradis, ce n’est pas là-haut dans les nuages… : une vie nouvelle commence grâce à notre baptême, que nous découvrons pendant toute notre existence et à laquelle nous parvenons définitivement avec notre mort. La vie nouvelle de ceux qui ont accepté de répondre à l’appel de Jésus : « Viens, suis-moi ! » (Mc 10, 17-27 ; Mt 9, 9…)