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Dévotions populaires, reliques imprimer


L’essentiel des dévotions est constitué par l’utilisation d’une réalité créée pour amener le cœur dans une relation vivante avec Dieu.

La réalité utilisée peut être un objet matériel, devenu sacré, comme la croix, des reliques, des signes sacramentels, etc. ; ou bien une réalité sociale liée directement à Dieu, comme l’Église-institution, le Corps mystique du Christ, le Pape ; ou bien encore une réalité humaine individuelle, comme les âmes du purgatoire, les saints et saintes.


La popularité de toutes ces dévotions a varié avec les siècles, avec les pays et avec les tempéraments, selon la place donnée aux signes sensibles dans la vie quotidienne des peuples ou des personnes.

L’Eglise a encouragé les dévotions qui portent sur les grands mystères de notre foi (tels le Père, le Christ, l’Esprit, l’Eucharistie, la Vierge) et quelques manifestations particulières dont les fruits sont apparus évidents au cours des siècles comme, par exemple, les dévotions au chemin de la croix, au rosaire, à l’ange gardien, la vénération des saints, de lieux ou d’objets reconnus comme porteurs d’une présence particulière de Dieu comme les reliques, les lieux de pèlerinages… Elle a veillé à éviter que la piété populaire ne s’accroche aux signes comme s’ils étaient la réalité principale et fasse ainsi naître une piété superstitieuse, l’idolâtrie ou l’illusion.

Les reliques

Le concile de Trente a rappelé les fondements du culte des reliques : « Les fidèles doivent aussi vénérer les saints corps des martyrs et des autres saints qui vivent avec le Christ, eux qui ont été des membres vivants du Christ et le Temple du Saint-Esprit et qui seront ressuscités et glorifiés par lui pour la vie éternelle ; par eux Dieu accorde de nombreux bienfaits aux hommes. » (Décret sur les reliques des saints et les saintes images, Denzinger n° 1822)

Aux premiers siècles de notre ère, le droit romain ordonnait de "laisser les morts reposer en paix" et aux débuts du christianisme, le culte des reliques s’est concentré sur la tombe des martyrs. Mais au IVe siècle s’étend la croyance dans leurs vertus surnaturelles. Parallèlement à la naissance des pèlerinages, apparaît alors le désir de posséder des reliques. L’Empereur Constance fait venir les reliques de Timothée en 356 à Constantinople et celles de saint André et saint Luc en 357. En réaction, l’Occident réaffirme la Loi romaine. Avec les siècles, le culte des reliques se développera surtout en Occident, remplacé en Orient par la vénération des Icônes.

La dévotion, c’est une partie de la vie de foi. Elle marque profondément cette vie. Elle est une dimension affective du comportement chrétien. Elle dépend beaucoup du milieu et de la formation. Elle est, bien souvent, au fondement de l’identité chrétienne de chacun. Autant nous pouvons entre chrétiens nous poser des questions sur nos dévotions respectives, autant devons-nous nous garder de qualifier de déviations sur la foi, les dévotions ou les absences de dévotion de l’autre.

Il peut y avoir entre chrétiens des dévotions différentes, selon les époques et les lieux, sans pour autant constituer des séparations au niveau de la foi.


- Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Vierge, http://jesusmarie.free.fr
- Dictionnaire de Théologie catholique, Tome 13, 2e partie, au mot "Relique", Letouzet et Ané, 2005
- Points d’histoire, Le culte des reliques, www.guidecasa.com