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Le 12 janvier à 16 h 53 heure locale (22 h 53 heure française), un violent séisme d’une magnitude de 7,1 sur l’échelle de Richter a secoué Haïti et a ravagé sa capitale, Port-au-Prince. Sur une population de 4 millions d’habitants, environ 3 millions de personnes pourraient être sinistrées.
Sur la Toile, les internautes se mobilisent.
Alors ensemble faisons un geste pour Haïti. Montrons notre affection et notre compassion, particulièrement en tant que chrétiens.
Comment faire ?
1. En priant pour ceux qui souffrent, pour leurs familles, pour les secours,… Élevons nos voix vers le Seigneur pour Haïti !
2. En encourageant les Haïtiens que nous connaissons et qui sont souvent angoissés car sans nouvelle de leur famille.
3. En faisant un don par le biais du site du Secours Catholique
Le pape Benoît XVI demande une mobilisation d’urgence de « tous » et de la communauté internationale pour secourir les victimes du séisme de magnitude 7 qui a frappé Haïti hier soir, 12 janvier, faisant, selon un premier bilan, plus de mille victimes.
A la fin de l’audience du mercredi, en la salle Paul VI du Vatican, le pape a annoncé, en italien, qu’il allait lancer un appel.
Je désire maintenant adresser un appel pour la situation dramatique dans laquelle se trouve Haïti, a annoncé le pape. Ma pensée va en particulier à la population durement touchée, il y a quelques heures, par un tremblement de terre dévastateur qui a causé de graves pertes en vies humaines, un grand nombre de sans abri, de disparus et d’immenses dommages matériels
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Le pape demande toute la prière des catholiques pour les Haïtiens :
Je vous invite tous à vous unir à ma prière au Seigneur pour les victimes de cette catastrophe et pour ceux qui pleurent leur disparition. J’assure de ma proximité spirituelle ceux qui ont perdu leur maison et toutes les personnes éprouvées de différentes façons par cette grave calamité, en implorant Dieu de donner consolation et soulagement à leur souffrance
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Mais le pape demande aussi à la communauté internationale une aide d’urgence pour les sinistrés :
J’en appelle à la générosité de tous pour que l’on ne permette pas que manquent à nos frères et sœurs qui vivent un moment de grand besoin et de douleur notre solidarité concrète et le soutient effectif de la communauté internationale
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Le pape assure de l’aide de l’Eglise catholique, soulignant qu’elle « ne manquera pas de travailler immédiatement, grâce à ses institutions caritatives, pour venir en aide aux besoins les plus immédiats de la population ».
Le Secours catholique fait état d’une « catastrophe majeure » dans le pays le plus pauvre des Amériques. Il appelle à la mobilisation : ses partenaires Caritas et en particulier Caritas Haïti interviennent sur place. Un appel aux dons est engagé pour financer les premières initiatives qui sont organisées. La Caritas dirige 200 hôpitaux et centres médicaux en Haïti.
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la nouvelle du dramatique tremblement de terre qui a touché Haïti et en particulier la région de Port au Prince, la capitale.
Nous sommes de tout cœur à vos côtés dans cette épreuve et notre prière veut présenter à Dieu les nombreuses victimes, décédées ou blessées, ainsi que leurs familles. Que le Seigneur donne à tous les sinistrés force, courage et Paix devant les conséquences de la catastrophe !
Les nombreux liens humains et spirituels qui unissent, de par l’histoire, nos deux pays doivent pouvoir être l’occasion de manifester concrètement notre profonde solidarité avec tous ceux qui sont aujourd’hui victimes du tremblement de terre.
En vous renouvelant, Excellence, l’assurance de la prière des catholiques de France, je vous assure de mon amitié et de mon soutien dans ces douloureuses circonstances.
+ André Cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris
Président de la Conférence des évêques de France
La veille du séisme, je visitais des zones de mon diocèse. Pour aller d’un endroit à un autre, nous avons dû traverser plusieurs rivières et, dans une de celles-ci, l’eau « faisait des bulles » et il y avait des vagues. Nous avons décidé de passer la nuit au centre de formation diocésain à Matean qui se trouve près de la mer, mais pendant la nuit les vagues ont commencé à frapper contre l’immeuble et j’ai pensé : « C’est un tsunami ! »
Le lendemain, je suis retourné à Port-au-Prince, je suis sorti de ma voiture et dix minutes plus tard le séisme a eu lieu. Il y a eu un grand bruit et la maison a sursauté ; je n’ai même pas eu le temps de franchir la porte que le calme était revenu.
Tout le monde est sorti dans la rue. L’une des premières choses que j’ai essayé de faire, c’est contacter les membres de mon équipe et les rassurer. Je leur ai dit de ne pas avoir peur et que celle-ci était une occasion pour les gens de manifester leur solidarité et de s’entraider.
J’ai perdu ma nièce âgée de deux ans et demi et mon beau-frère à la suite du tremblement de terre. Tous ceux qui sont morts ne méritaient pas de nous quitter si tôt. Pour ceux d’entre nous qui ont été épargnés, pour l’instant, il ne reste que la douleur. C’est une épreuve pour nous tous. Elle ne durera pas éternellement, mais nous devons la surmonter avec foi afin d’en sortir plus unis.
Je pense que notre charité et la façon dont nous vivons cette crise nous aidera à renforcer notre humanité, à être plus généreux, ouverts et disponibles aux autres, parce que les modes symboliques du vivre ensemble ont été détruits. Tous les symboles qui nous unissaient : la cathédrale, le palais présidentiel, les ministères, les écoles, les communautés religieuses et beaucoup d’autres lieux se sont écroulés.
Maintenant, nous devons construire à nouveau pour pouvoir vivre ensemble. Nous devons le faire d’une manière qui élimine les préjugés et la discrimination et qui engendre la confiance. Nous devons le faire de manière à susciter la solidarité et l’ouverture d’esprit. Je pense que cet événement nous offre la possibilité de reconstruire notre pays d’une manière différente et de comprendre le lien qui nous unit.
Nous sommes confrontés à certaines questions qui, pour l’instant, ne concernent que l’urgence, mais qui, un jour, concerneront la reconstruction. Cela ne veut pas dire reconstruire les choses comme elles étaient avant, car nous avons la possibilité de construire une Haïti meilleure où la personne est au cœur de tout.
La capitale, Port-au-Prince, a été dévastée par ce tremblement de terre qui a provoqué l’écroulement du palais présidentiel et du bâtiment de l’ONU, notamment : 4 casques bleus sont morts, dix autres sont portés disparus. La cathédrale est très endommagée.
Appel aux dons :
En ligne sur
le site du Secours Catholique
par courrier :
Mention : séisme Haïti
Secours catholique
BP 455
75007 paris.
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