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L’acharnement thérapeutique désigne le maintien artificiel en vie d’un patient mourant pour lequel on n’a plus aucun espoir d’amélioration ou de stabilisation d’un état physiologique jugé précaire : la personne ne peut plus vivre sans les machines ou les traitements douloureux que l’on met à sa disposition (respirateurs, médicaments avec de forts effets secondaires).
Il ne doit pas être confondu avec l’euthanasie.
« Il faut distinguer de l’euthanasie la décision de renoncer à ce qu’on appelle l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire à certaines interventions médicales qui ne conviennent plus à la situation réelle du malade, parce qu’elles sont désormais disproportionnées par rapport aux résultats que l’on pourrait espérer ou encore parce qu’elles sont trop lourdes pour lui et pour sa famille. Dans ces situations, lorsque la mort s’annonce imminente et inévitable, on peut en conscience "renoncer à des traitements qui ne procureraient qu’un sursis précaire et pénible de la vie, sans interrompre pourtant les soins dus au malade en pareil cas" » (Jean Paul II, Evangelium vitae (L’Evangile de la Vie), n° 65)
En France, l’acharnement thérapeutique est régi et interdit par la loi Kouchner du 4 mars 2002.
« Il serait, certes, déraisonnable et inhumain de chercher à prolonger des agonies ; lorsque la mort est inéluctable à brève échéance, une totale priorité pourra donc être donnée à la lutte contre la souffrance et à l’accompagnement du malade. Mais, dans les autres situations, l’arrêt de traitement est compatible avec une vie plus ou moins longue, à condition que soient donnés les soins nécessaires. Il peut arriver qu’un malade refuse alors toute intervention sur son corps, à l’exception des "soins de confort". » (Mgr Jean-Pierre Ricard, Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, 13 avril 2005)
« Les soignants ne pourront que s’incliner, après avoir épuisé les ressources du dialogue. Dans les autres cas, il conviendra de maintenir les soins courants, et notamment de chercher la manière la plus adéquate d’alimenter le malade, ou, au moins, de lui apporter des éléments nutritifs. Agir autrement témoignerait d’un désintérêt relatif au malade et même, dans certains cas, d’un véritable abandon. » (Mgr Jean-Pierre Ricard, Accepter la mort, maintenir les soins auprès du malade, Déclaration du 20 septembre 2004)
Jean Paul II, Evangelium vitae (L’Evangile de la Vie), n° 65, Mame/Plon, 1995
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades, dite loi Kouchner
Loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Léonetti
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