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Le mot de Mgr Jean-Marie LE GALL, Recteur

 
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2 Février, la Fête de la Lumière… imprimer


Le 2 Février, l’Église célèbre la Présentation de Jésus au Temple et la Purification de Notre Dame, double mystère de l’humble obéissance aux lois divines de la part de la Theotokos et du Verbe incarné.

Exemplarité parfaite que les chrétiens sont appelés à contempler en ce jour charnière où l’on passe du temps marial de Noël (abandon de l’antienne mariale de l’Alma) au temps préparatoire à la montée vers Pâques par le Carême approchant.


Gond entre l’Innocence illuminante et la Lumière crucifiée, le 2 Février nous présente la posture fondamentale de Jésus, doublement apprise auprès du Fils auquel Il est uni et auprès de la Mère dont Il est issu. Chair divine et humanité parfaite se conjuguent et s’unissent dans le mystère de la sainte obéissance qui illumine la relation de tout être à Dieu. A commencer par le propre Fils : « Tout Fils qu’il était, il apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance. » (Héb 5, 8)

Cette obéissance s’achèvera-t-elle à la Croix dans l’exhalation du Soupir pneumatique : « Père entre tes mains, je remets mon esprit ! » (Lc 23, 46) ?

Non bien sûr ! Au contraire l’expiration du Pneuma est donnée pour engendrer l’Église à la fois dans sa structure et également dans la particularité de chacun de ses membres qui sera inondé du même Souffle à travers le Baptême et les autres sacrements. C’est pourquoi l’auteur de l’épître continue en précisant : « Le Christ, après avoir été rendu parfait, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel… » (Héb 5, 9)

A la Croix, déjà présente implicitement dans ce mystère de la Présentation de Jésus au Temple, c’est le cœur du sacerdoce du Christ qui est ainsi dévoilé à travers l’acte d’offrande posé dans l’obéissance filiale la plus totale : « Il est ainsi salué par Dieu du titre de grand prêtre… » (Héb 5, 10).

Nous pouvons ainsi mieux comprendre pourquoi cette belle fête du 2 Février est baptisée, surtout en Orient, comme fête de la Lumière. Lumière de la Miséricorde salutaire, Lumière de la Grâce sanctifiante, Lumière du Sacerdoce salvifique, Lumière de l’Église naissante comme Sacrement de Salut…

En contemplant ainsi le mystère de Jésus-Enfant présenté à Son Père au Temple, avant de s’offrir Lui-même en holocauste à la Croix, nous pensons à cette belle image de Saint Augustin :

« Le vieillard Siméon reconnut le petit enfant et, en Lui, devint enfant. Il est renouvelé dans son âge, celui qui débordait de piété. Le vieillard Siméon portait le Christ enfant ; le Christ guidait la vieillesse de Siméon. » (Sermon)

Oui, le vieillard, c’est notre vieil homme fils d’Adam ; et l’enfant que nous pouvons devenir à l’image de l’Enfant-Dieu, c’est l’homme nouveau qui est engendré par notre vie sacramentelle…

Mgr Jean-Marie Le Gall